Arnulf Rainer - Jannis Kounellis - Antoni Tàpies Trio
8 septembre - 8 octobre 2016

  • © video by F. Gibert, Courtesy A. Rainer, J. Kounellis, A. Tàpies
  • Image de l'exposition
    Tàpies, Signes i escrits, 2005, 114 x 146 cm
  • Image de l'exposition
    Kounellis, Sans Titre, 2014, 200 x 180 x 20 cm
  • Image de l'exposition
    Rainer, Handschlag (Hand und Fingermalerei), 1974, 102 x 73 cm
  • Image de l'exposition
    Tàpies, Porta oberta, 1994, 163 x 240 cm
  • Image de l'exposition
    Rainer, Sans Titre, non datée, 203 x 125 cm
  • Image de l'exposition
    Kounellis, Sans Titre, 2014, 200 x 180 x 20 cm
Pour ce nouveau Trio, la Galerie Lelong réunit les œuvres de trois artistes qui ont placé au cœur de leur œuvre la brutalité de la matière et l’énergie du geste. Nés dans l’entre-deux guerres, Tàpies (1923 - 2012), Rainer (1929) et Kounellis (1936) font partie de cette génération qui a connu très jeune les drames du XXème siècle mais aussi une période faste de novations scientifiques et techniques, d’émancipation intellectuelle, artistique et matérielle. Ils ont été les pionniers à Barcelone, à Vienne, à Rome, d’un art qui sort du cadre et s’affranchit des écoles ; ils ont créé un langage artistique original qui s’interroge sur le caractère sacré de l’art au travers de codes profanes. Tàpies par son exploration de la matière et l’inclusion dans ses tableaux de signes et objets du quotidien. Kounellis par son emploi de matériaux bruts, par ses scénographies dépouillées et dramatiques. Rainer par ses « recouvrements » obsessionnels et ses autoportraits féroces.

Au fil des ans, ils ont exposé dans les plus grands musées du monde et conquis une réputation internationale. L’exposition de Tàpies « Parla, Parla » aux Abattoirs de Toulouse vient de s’achever, elle s’inscrit dans la continuité de deux autres expositions d’envergure, à Venise au Palazzo Fortuny en 2013 lors de la Biennale, et au Pérez Art Museum à Miami en 2015. Depuis 2009, l’œuvre de Rainer est régulièrement exposée en dialogue avec d’autres artistes à Baden en Autriche dans un musée qui lui est dédié ; l’an dernier, l’Albertina de Vienne a présenté une importante rétrospective et en France, la Maison Victor Hugo lui a consacré une belle exposition en 2012. Kounellis était au cœur du pavillon italien à la Biennale de Venise 2015 et vient de faire l’objet, ce printemps, de deux importantes expositions à la Monnaie de Paris et au Museo Espacio au Mexique.