Paris — New York

Ernest Pignon-Ernest

Installation in situ / Street art / Photographie

Ernest Pignon-Ernest est né en 1942 à Nice. Il vit et travaille à Paris.

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Naples - Pasolini - Derrière la vitre  Pignon-Ernest Ernest
Exposition personnelle
Ernest Pignon-Ernest
20 mai - 13 juin 2020
Online exhibition, Paris , France
Extases, les Mystiques Pignon-Ernest Ernest
Exposition personnelle
Extases, les Mystiques
Ernest Pignon-Ernest
20 mai - 20 septembre 2020
Eglise des célestins, Avignon, France

Biographie

Ernest Pignon-Ernest est né à Nice en février 1942. Depuis les années 1960, il a fait de la rue son principal lieu d’expression : il y colle sérigraphies et dessins à fort caractère politique, historique et social. Sur les murs de Paris, Naples, Alger, Nice, Ramallah, Soweto, Haïti il a placardé des images fortes qui ont marqué les esprits. Nourries du potentiel plastique, poétique et historique des lieux, ses images présentent ou ressucitent des personnages de l’histoire, de la littérature, mais aussi des anonymes. C’est en 1965 que lui vient l’idée de travailler en extérieur. Son atelier du Vaucluse se trouve à quelques kilomètres du plateau d’Albion, centre de la force atomique de l’Etat français. Souhaitant exprimer son opposition à la bombe, il reprend une photographie d’Hiroshima : un mur, où ne reste que l’ombre portée d’une échelle et d’un homme. Après avoir réalisé des pochoirs de cette image, il les colle sur les rochers, les maisons et les arbres le long des routes menant aux silos de missiles. En 1971, il imprime des sérigraphies pour le centenaire de La Commune et les colle sur les marches du Sacré Cœur et du métro. En 1980, suite à son intervention contre le jumelage Nice / Cape Town, le comité spécial des Nations Unies contre l’Apartheid le sollicite pour une affiche appelant à la libération de Nelson Mandela. Avec Antonio Saura et Jacques Derrida, il monte le projet Art Against Apartheid, qui prend la forme d’un musée itinérant dénonçant à travers le monde le système raciste sud-africain. Arman, Robert Rauschenberg et Roy Lichtenstein, entre autres, s’impliquent et le projet est présenté à l’ONU un an plus tard. En 1996 il rencontrera Nelson Mandela et présentera les œuvres au Parlement du Cap. En 1991 a lieu sa première exposition à la Galerie Lelong, intitulée Naples, lavori in corso qui dresse un premier bilan de ses mois de travail à Naples. Une monographie est alors publiée chez Herscher. Il rencontre, le soir du vernissage, André Velter avec qui il se lie d’amitié. Leur collaboration produit plusieurs livres, dont : Ernest Pignon-Ernest, la monographie (2007) ; Ernest Pignon-Ernest, Extases (2008) ; Ceux de la poésie vécue (2017). En 2001, invité par l’Institut français d’Afrique du Sud, il se rend à Johannesbourg pour y travailler. Découvrant sur place l’ampleur de la pandémie du sida, il y consacre alors son projet. Dernièrement c’est en Haïti qu’Ernest Pignon-Ernest a collé ses dessins dans les ruines de la cathédrale de Port-au-Prince détruite par le tremblement de terre. En 2019 il a réalisé à Nice un projet hommage à Garibaldi autour de la Victoire de Samothrace (allias la déesse Niké, qui a donné son nom à Nice). A l’arrêt de tramway Garibaldi, se trouve une représentation du jeune italien, habillé en pêcheur, installée sur un fac-similé de la célèbre sculpture grecque. Ernest Pignon-Ernest aime travailler sur un personnage. En 1978, agacé par le détournement politique du « changer la vie », il commence la série des Rimbaud. En 2009, à Ramallah (capitale administrative de l’Autorité palestinienne), il fait revivre Mahmoud Darwich décédé un an auparavant. Il colle des portraits du poète palestinien dans les rues de la ville, aux postes-frontière et sur le mur de séparation. Les portraits de poètes vont constituer un fil conducteur dans son œuvre : Artaud, Nerval, Desnos, Neruda, Verlaine, Garcia Lorca, René Char, Baudelaire, Apollinaire, Cendrars, Eluard, Aragon, Genet, Pasolini et bien d’autres. En 2015, à l’occasion de l’anniversaire de sa mort, il revient à Pier Paolo Pasolini et le représente en pietà. Cette image est collée sur les murs de Rome, d'Ostia, de Scampia, quartier populaire de la banlieue de Naples, et de Matera. Naples est une ville qu’affectionne particulièrement Ernest Pignon-Ernest ; depuis 1988 il y colle régulièrement des dessins. En 2019, il y installe temporairement ses Extases liées aux mystiques des siècles passés, dans la crypte d'une église. Les œuvres d’Ernest Pignon Ernest sont présentes dans des collections françaises, parmi lesquelles : le Musée National d’Art Moderne, Paris ; Musée d’Art Moderne de la ville de Paris ; le Musée de Grenoble ; le Musée Arthur Rimbaud, Charleville ; le FRAC Basse-Normandie, Caen ; le Musée des Beaux-Arts d’Evreux ; le Musée des Beaux-Arts de Caen, le Musée d'Art moderne et d'Art contemporain de Nice. En 2019, s’est tenue au Palais des Papes d’Avignon une grande rétrospective de son travail.

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