Paris — New York
Pierre Alechinsky
Pierre Alechinsky : Estampes d'il y a longtemps - 02 juillet - 30 juillet 2020
Dès 1948 avec sa série de gravures « Les Métiers », Pierre Alechinsky inscrit l’estampe comme une composante majeure de son œuvre. Ensuite, avec la collaboration artisanale de S. W. Hayter ou Walter Rossi, de Peter Bramsen ou Frank Bordas, de Piero Crommelynck ou Robert Dutrou (et quelques autres…) il ne va cesser de travailler sur cuivre, bois, lino, pierre ou zinc, produisant un œuvre gravé exceptionnel par la durée, l’ampleur et la variété. L’artiste a choisi dans ses tiroirs un ensemble de feuilles désormais rares qui sont autant d’étapes sur ce parcours.
Etel Adnan
Etel Adnan : Satellites et Planètes - 03 septembre - 10 octobre 2020
Prolongement de la série Le Poids du monde, la série Planètes est composée de tableaux verticaux, tous de même format où un cercle de couleur qui symbolise un astre surplombe un signe représentant un objet de notre monde quotidien.
Marc Desgrandchamps
Marc Desgranchamps : Barcelona - 03 septembre - 10 octobre 2020
Après la présentation d’une première sélection en juin à la sortie du confinement, ce second volet regroupe environ 30 dessins inédits.
Barthélémy Toguo
Barthélémy Toguo : If Not Now, When? - 03 septembre - 10 octobre 2020
Pour cette nouvelle exposition à la librairie de la Galerie Lelong & Co. nous présenterons les estampes de ses nouveaux tampons dénonçant, pour la plupart, les discriminations raciales aux Etats-Unis et réalisés à New York au printemps 2019. En parallèle seront présentées les dernières estampes de la série d’eaux-fortes initiée en 2019, toutes gravées en bleu et dont les noms évoquent les fleuves et rivières du Cameroun, son pays natal.
Frank Horvat
Frank Horvat : Vraies Semblances, 1981-1986 - 18 juin - 10 octobre 2020
Frank Horvat est né en 1928 à Abbazia, Italie. Il a vécu en Suisse, en Inde, en Angleterre, en France et aux États-Unis. Son parcours de photographe est influencé, en 1950, par une rencontre avec Henri Cartier-Bresson, qui le détermine à adopter le Leica et à entreprendre un voyage de deux ans en Asie, en tant que photojournaliste indépendant.
David Nash
David Nash : L'arbre - 09 juillet - 30 août 2020
Entre David Nash et l’Arbre, c’est une histoire de plus de cinquante ans maintenant. Quand l’artiste vient s’installer dans le Nord du Pays de Galles à la fin des années 60, c’est parce qu’il y trouve une maison et un atelier bon marché dans une ancienne chapelle et logis de pasteur, mais aussi parce qu’il sait trouver là une nature rude et vigoureuse où le végétal et le minéral s’accordent depuis des siècles.

Expositions

De la gravure de 1961 Où en étais-je ? (qui figure dans la collection du MoMA) au Waterloo de 1969, de la Revalorisation de 1980, redonnant vie à du papier boursier dévalué, aux éruptions lithographiques des Vulcanalogies (dans les collections de la BNF ou de La Louvière), ce sont autant de pièces de qualité muséale qu’il sera possible de découvrir et acquérir dans cette exposition.

Sur le tas
Pierre Alechinsky
1961, gravure, 30 exemplaires, 38 x 28,5 cm
Pour Malcolm Lowry !
Pierre Alechinsky
1969, gravure, 150 exemplaires + XX EA, 49,5 x 65 cm

Dans la série Satellites, les astres s’émancipent et se multiplient dans de petits tableaux horizontaux ou verticaux unis par le même fond rose pâle, souvenir, dit l’artiste, de la lumière du désert au Moyen Orient. Un mur de dessins au pastel sur papier de couleur réalisés par l’artiste au cours de l’été dernier en Bretagne, complète l’exposition.

Planète 19
Etel Adnan
2020, huile sur toile, 33 x 24 cm
Satellites 7
Etel Adnan
2020, huile sur toile, 22,5 x 33,5 cm
Satellites 12
Etel Adnan
2020, huile sur toile, 33 x 22 cm

Etel Adnan vient d’obtenir le prestigieux prix de poésie Griffin pour son ouvrage Time publié aux Etats Unis par Night Boat Books. Plusieurs expositions muséales d’Etel Adnan sont en préparation notamment à Istanbul, Amsterdam et Séville.
Etel Adnan est née à Beyrouth en 1925. Après avoir passé une grande partie de sa vie en Californie, elle s’est installée à Paris. Son oeuvre connaît une notoriété internationale depuis sa présentation à la Documenta de Kassel en 2012. Les expositions se sont multipliées ces dernières années dans de grands musées en Europe et aux Etats-Unis.

Pour la collection Louis Vuitton Travel Book, Marc Desgrandchamps, sollicité par l’éditeur, a choisi Barcelone. Il a parcouru la ville, s’en est imprégné et a saisi des paysages et des détails à l’aide d’un appareil photo. Puis, de retour à l’atelier, il a utilisé et parfois mélangé ses souvenirs aux images photographiques, et a réalisé un itinéraire sensible de Barcelone décliné dans plus de 120 dessins, répartis en quartiers : Gòtic, Eixample, Raval, Montjuïc…

Né en 1960, Marc Desgrandchamps suit les cours de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Dans les années 90 il s’affranchit de l’opposition figuration/abstraction caractérisant la grande majorité des récits picturaux du vingtième siècle.

Car bien que sa peinture soit figurative, l’artiste refuse de la nommer ainsi. Ses oeuvres ne sont pas des nus, des paysages, ni des natures mortes : elles échappent aux genres. Elles jouent d’interpénétrations de formes et de sujet, et favorisent l’ambiguïté du temps et de l’espace. Des scènes s’y jouent dans la profondeur du tableau, le temps y est suspendu et les références à la peinture, à la photographie et au cinéma sont présentes en filigrane.

Barcelona, Vila de Gràcia
Marc Desgrandchamps
2018, gouache sur papier, 20 x 29 cm
Barcelona, Park Güell
Marc Desgrandchamps
2018, gouache sur papier, 20 x 29 cm
Barcelona, Montjuïc
Marc Desgrandchamps
2018, gouache sur papier, 20 x 29 cm

La peinture de Marc Desgrandchamps a fait l’objet de plusieurs grandes expositions notamment au Musée d'art contemporain de Strasbourg (2004), au Musée d'art contemporain de Lyon (2004), au Kunstmuseum de Bonn (2005), au Musée national d'Art moderne - Centre Georges Pompidou (2006), Musée d’Art moderne de la Ville de Paris (2011), Musée des Beaux-Arts de Caen (2017).

L’exposition à la librairie coïncide avec la présentation au Centre Pompidou de récentes acquisitions d’une soixantaine d’artistes « venus des Suds » (Afrique, Moyen-Orient, Asie, Amérique latine), dont une grande installation de l’artiste dans le hall, qui ouvrira le 29 juillet sous le titre Global(e) Resistance. Le travail de Barthélémy Toguo sera également présenté à l’automne lors des Biennales de Busan, (Corée du Sud) et Dak’art (Sénégal). Une exposition monographique, Désir d’humanité, les univers de Barthélémy Toguo aura lieu au musée du Quai Branly du 6 avril au 5 décembre 2021, sous forme d’une carte blanche de la Fondation Dapper
faisant dialoguer des oeuvres anciennes avec celles de l’artiste né au Cameroun et s’inscrivant dans la programmation de la Saison Africa 2020. En préparation, une importante monographie sur Barthélémy Toguo, texte de Philippe Dagen, à paraître aux Editions Skira.

The Future Is Female
Barthélémy Toguo
2019, empreinte de bois gravé sur papier, 3 exemplaires, 65 x 50 cm
Take a Knee
Barthélémy Toguo
2019, empreinte de bois gravé sur papier, 3 exemplaires, 65 x 50 cm
Moungo
Barthélémy Toguo
2020, gravure, 35 exemplaires, 57 x 55 cm

Barthélémy Toguo est un artiste pluridisciplinaire connu pour ses peintures mais aussi pour ses installations saisissantes. Une des plus emblématiques de son travail consiste en un assemblage de tampons en bois sculptés et de leurs empreintes imprimées dont les slogans évoquent, le plus souvent, la question de l'émigration / immigration, la libre circulation des hommes et des biens. Un important ensemble de ces tampons, Urban Requiem, a été exposé à la Biennale de Venise organisée par Okwui Enwezor en 2015.

Les images en noir et blanc qu’il y réalise lui valent ses premiers succès - notamment la participation à l’exposition « The Family of Man », au Museum of Modern Art de New York. Dans les années 1960, il acquiert une renommée internationale par ses photographies de mode innovantes. Son œuvre éclectique allie photojournalisme, mode, paysage et portrait, en passant par la photographie de rue et des essais sur la nature et la sculpture. Depuis les années 80, il se consacre presque exclusivement à des projets personnels. Les plus célèbres sont : Portraits d’arbres, Vraies Semblances, New York up and down, Les sculptures de Degas, Figures romanes…
Ses photographies font aujourd’hui partie des collections de musées prestigieux : Musée d’art moderne de la Ville de Paris, Centre Pompidou, Paris, Museum of Modern Art, New York, Victoria and Albert Museum, Londres, Musée Galliera, Paris, Maison Européenne de la Photographie, Paris…

Sandrine X (b)
Frank Horvat
1983, impression jet d’encre pigmentaire, 12 exemplaires + 3 EA, 132 x 109 cm
Claude
Frank Horvat
1984, impression jet d’encre pigmentaire, 12 exemplaires + 3 EA, 132 x 109 cm
Cinzia (a)
Frank Horvat
1983, impression jet d’encre pigmentaire, 12 exemplaires + 3 EA, 132 x 109 cm

« L'idée de faire référence à des chefs-d'œuvre m'est probablement venue d'une pensée qui m'avait souvent traversé l'esprit - dans le métro, par exemple - en jetant un regard sur une femme qui me semblait particulièrement belle, mais qui ne semblait pas consciente de sa beauté, et qu'un rédacteur de mode ne m'aurait jamais permis de photographier pour un magazine, bien que je puisse facilement l'imaginer dans un tableau de Léonard de Vinci, Rubens ou Ingres. Je les ai visualisées dans le costume et avec la coiffure d'une de ces époques, ou même nues dans une scène mythologique : en partie parce que j'aime fantasmer sur les époques passées, mais plus encore parce que, en tant que photographe, je préfère découvrir des beautés inattendues, plutôt que de célébrer celles qui, à mes yeux, sont quelque peu dévalorisées par l'admiration générale. Je dois avouer qu'au début, je n'étais pas un grand connaisseur de la peinture classique. Mais peu à peu, au fur et à mesure que ce jeu d'associations s'est développé et que le projet a pris forme, j'ai commencé à revisiter les musées et à constituer une petite bibliothèque de livres d'art, ce qui a contribué à nourrir mes fantasmes. » Frank Horvat

À paraître en octobre 2020 : Frank Horvat aux Éditions Xavier Barral.

Retrouvez ci-dessous le film « Portrait de Photographe, Frank Horvat » réalisé et monté par Philippe Abergel (abergel-gallery.com)

Si ses sculptures naissent de l’arbre — troncs, fourches, branches — il sait aussi le planter, l’observer et le dessiner en toute saison, jeune ou vieux, chaque année, sans se lasser, le redécouvrant dans sa variété chaque printemps, chaque automne. De là ces dessins aux rouges, aux bleus, aux verts puissants, ces troncs vénérables, ridés, sans âge, baptisés « Rembrandt ». De là aussi le papillonnement coloré de la nature estivale dans les papiers dits « July ».

L’énergie que renferment et dégagent ces dessins à la couleur vibrante est celle de la sculpture même de Nash : un sentiment profond de la puissance de la Nature véhiculé par une main ferme et souple.